Les mérites oubliés des indulgences

 

A l’occasion des JMJ de Rio-de-Janeiro, en juillet dernier, le cardinal Préfet de la Pénitencerie avait annoncé que le pape François accordait une indulgence plénière aux jeunes qui rempliraient les conditions suivantes : conversion personnelle et renoncement au mal, confession et communion, prière aux intentions du pape. De surcroît, les fidèles légitimement empêchés de venir à Rio mais qui suivraient l’événement par internet avec dévotion pourraient, eux aussi, recevoir l’indulgence plénière. Quelle modernité ! Mais beaucoup ont-ils profité de cette occasion d’effacer, selon le vocabulaire des institutions ecclésiastiques, la « peine temporelle » inhérente à leurs fautes ?

Le pape François s’inscrit dans une vieille tradition de l’Église que le Concile n’a pu remettre en question et que Paul VI a rénovée en 1967. Tant pis pour les protestants.

On n’a pas oublié, en effet, que c’est la question des indulgences qui a déclenché la révolte de Luther. En 1517, ce dernier affichait ses 95 thèses contre le commerce et les indulgences elles-mêmes sur la porte du château de Wittemberg et affirmait que nous ne sommes pas sauvés par les dons en argent mais par la seule grâce de Dieu. Le pape Léon X, manquant d’argent pour construire la nouvelle basilique de Rome avait lancé une vente »en gros » de ces indulgences.

Qu’est-ce qu’une indulgence ?

Une indulgence est la remise de la « peine temporelle » encore liée à un péché déjà pardonné. Elle ne peut donc intervenir, normalement, qu’après la confession qui libère, en cas de péché mortel, de la « peine éternelle ». Quant à la « peine temporelle » du péché, elle est l’épreuve de purification que l’on doit subir « soit ici-bas, soit après la mort dans l’état qu’on appelle purgatoire », pour reprendre les termes exacts du Catéchisme de l’Église catholique de 1992 à l’article 1472..

Les indulgences sont donc en relation étroite avec le purgatoire dont l’existence ne fut affirmée que tardivement, au Moyen Age et en Occident, pour désigner d’ailleurs un état, et non un lieu, où se trouvent les âmes qui ne sont ni susceptibles d’entrer immédiatement dans la vision de Dieu ni destinées à la condamnation sans appel de l’enfer. Présentée prudemment par saint Thomas, la doctrine du Purgatoire n’est affirmée nettement qu’au concile de Florence (1438) et plus encore au concile de Trente ; mais cette doctrine est rejetée par les Églises d’Orient.

Soulignons aussi que le développement des indulgences est lié au pouvoir pontifical, seul capable d’accorder des indulgences : n’est-ce pas lui à qui le Christ a remis le « pouvoir des clés » (Mat. XVI, 19) ? Cependant, le pape peut concéder ce pouvoir à certains.

La doctrine des indulgences s’appuie sur la notion de « trésor » dont l’Église disposerait ; un trésor constitué par les expiations et mérites du Christ, mais aussi par les prières et les bonnes oeuvres de la Vierge Marie et de tous les saints. Ainsi, l’Église peut puiser dans ce « trésor » en faveur d’un fidèle. En 1973, le cardinal Journet, théologien de renom, justifiait les indulgences et écrivait : « En vertu de ce merveilleux transfert, vous aurez obtenu (…) l’indulgence du ciel pour ce qui manquait à votre désir de purification. » Quant au jésuite Bertrand de Margerie, dans son livre Le Mystère des indulgences, publié en 1998, il affirme : « Puisque les saints ont tant souffert afin de nous épargner la souffrance (…) estimons les indulgences : c’est après les sacrements ce qu’il y a de plus précieux dans l’Église de Dieu. » Remarquons que cet ouvrage est préfacé par Mgr Brincart, évêque du Puy et membre de la commission doctrinale des évêques de France.

A quelles occasions le pape accorde-t-il des indulgences ?

Dans une occasion solennelle, comme l’Année jubilaire de la Rédemption (1983), l’Année mariale ou les JMJ de 2013, le pape accorde des indulgences en fixant quatre ou cinq conditions, toujours à peu près identiques : célébration communautaire suivie avec dévotion, confession et communion, pèlerinage individuel ou en famille dans une des quatre basiliques patriarcales à Rome ou dans l’une des églises que les évêques désigneront selon les diocèses, prières aux intentions du Souverain Pontife.

Cependant, indépendamment de ces grandes fêtes solennelles, Rome a reconnu une multitude d’occasions où une indulgence plénière ou partielle peut être acquise. Car on doit distinguer les indulgences plénières de celles qui ne sont que partielles. Autrefois, ces dernières étaient quantifiés en années, mois et jours. Ainsi, Dans un Recueil et calendrier des principales indulgences plénières faciles à gagner, publié en 1910 avec l’Imprimatur, je relève des indulgences tarifées pour certaines prières : 100 jours pour l’invocation : « Soit loué et remercié à tout moment le très saint et très divin Sacrement », mais 300 jours pour : « Doux Coeur de Marie, soyez mon salut » ou « Mon Dieu, faites l’unité des esprits ans la vérité et l’union des coeurs dans la charité ! », ou encore : « Coeur de Jésus, j’ai confiance en vous ». D’autres prières obtiennent mieux : « Jésus, Marie et Joseph » permettent de « gagner » 7 ans et 7 quarantaines ; de même, les actes de foi, d’espérance et de charité garantissent 7 ans et 7 quarantaines. Il faudrait citer d’autres prières qui donnent des indulgences partielles, toujours de trois niveaux : 100 jours, 300 jours ou 7 ans et 7 quarantaines. Naturellement, une multitude de jours se prêtaient aussi à l’obtention d’indulgences : chemin de croix, les vendredis en l’honneur du Sacré-Coeur, le mois de janvier en l’honneur du Très Saint Nom de Jésus, etc. Au total 80 cas, le 63ème étant la pieuse lecture de l’Évangile pendant au moins un quart d’heure permettant de gagner une indulgence de 300 jours.

Aujourd’hui le Manuel des indulgences, édité en 1999, parle toujours des deux types d’indulgences – plénières ou partielles – mais la tarification en années et jours a disparu. On n’a donc pas osé aller jusqu’au bout de la logique : ou bien supprimer les indulgences partielles ou bien les tarifer. Mais on retrouve, dans le Manuel de 1999, une multitude de cas, indépendamment des grandes occasions pour lesquelles le pape institue une indulgence particulière.

Les indulgences destinées aux âmes du Purgatoire

Depuis le XVe siècle, les fidèles peuvent acquérir des indulgences, non pour eux, mais pour les morts « en voie de purification », c’est-à-dire au Purgatoire. Cependant, le cardinal Cajétan (1469-1534) précisa un point important : les défunts n’étant plus soumis à l’autorité de l’Église, l’indulgence ne peut fonctionner que comme une supplication adressée à la miséricorde du Créateur. En effet, l’âme qui souffre au purgatoire paie sa dette à l’égard de la Justice divine ; ses amis peuvent l’aider par leurs mérites mais l’effacement des peines n’est pas automatique. Quelle comptabilité « divine » !

Reste le cas des indulgences plénières accordées à l’article de la mort. Le Manuel de 1910 précisait : « 1° en se confessant et recevant le Saint Viatique ou, si on ne le peut, en concevant une grande douleur de ses péchés ; 2° en invoquant, au moins de coeur, le saint Nom de Jésus ; 3° en acceptant ses maux et la mort avec résignation et en expiation de ses péchés, le moribond gagne une indulgence plénière qu’il peut s’appliquer, sans qu’il soit besoin de l’intermédiaire d’un prêtre, ou plutôt elle lui est appliquée au moment précis de la mort par le seul fait qu’il a accompli les conditions prescrites. »

Le Manuel de 1999 précise que « Notre Sainte Mère l’Église concède avec bonté à ce fidèle l’indulgence plénière à l’article de la mort, pourvu qu’il soit bien disposé et qu’il ait récité habituellement quelques prières durant sa vie ; dans ce cas l’Église supplée aux trois conditions habituelles requises. » Il est simplement recommandé d’utiliser un crucifix ou une croix. Et d’ajouter que, dans l’enseignement catéchétique, il faut informer les fidèles « fréquemment et opportunément de cette salutaire disposition de l’Église. » Il semble, en effet, que les catholiques ignorent cette chance offerte d’aller directement au paradis sans passer par le purgatoire.

Il faut enfin signaler ce que la doctrine catholique appelle l’acte héroïque qui consiste à offrir ses oeuvres « satisfactoires » (bonnes et, à ce titre, diminuant les peines à subir au purgatoire) au profit des âmes du purgatoire. Cette pratique inspirée par l’exemple de sainte Gertrude a été répandue par saint Alphonse de Liguori.

Le souci oecuménique s’efface donc toujours devant la volonté de l’Église catholique de maintenir la continuité de son enseignement. Le concile de Trente n’avait-il pas anathémisé ceux qui douteraient des indulgences ?

En 1973, Paul VI avait annoncé une Année sainte qui devait être une année de « réconciliation » et de paix entre les hommes séparés. Le pasteur Lukas Vischer, secrétaire exécutif au Conseil oecuménique des Églises, prit le pape au mot pour proposer d’en faire une « Année sainte ensemble » ; ce qui supposait que Rome rompe avec la tradition des indulgences distribuées à cette occasion. S’inspirant de la loi juive qui prévoyait de célébrer l’année du sabbat tous les sept ans, Vischer proposait de faire de cette Anne sainte « une occasion pour les Églises de s’engager ensemble pour une justice plus grande, pour la lutte contre l’exploitation économique. (…) L’Année sainte pourraitelle devenir pour les Églises l’occasion de réfléchir à nouveau sur ce que le mot « libération » veut dire aujourd’hui (…) ? Ou contribuons-nous à l’oppression ? Une année des Droits de l’homme ? » Sur cette base, ajoutait Lukas Vischer, les doutes des chrétiens protestants disparaîtraient.

Il n’en fut rien.

L’ÉGLISE CATHOLIQUE PEUT-ELLE CHANGER ?

Le pape François est, bien sûr, un conservateur, comme tous les cardinaux qui l’ont élu ; il a pris la tête, en Argentine, d’une véritable croisade contre l’avortement et le mariage gay. Mais, il a bien compris que sa simplicité et son attention aux pauvres, en contraste avec son prédécesseur, vont lui valoir très vite une grande popularité, en particulier en Italie. Les médias sont d’ailleurs là pour orchestrer la campagne. Pourtant, son attitude pendant la dictature militaire argentine est accablante : il s’est tu, comme toute la hiérarchie catholique argentine, alors qu’un épiscopat comme celui du Brésil a pris parti en faveur des opprimés. Il fait aussi l’objet de graves accusations. Le Monde du 15 mars a osé écrire : « Le prélat s’est battu pour conserver l’unité des jésuites, taraudés par la théologie de la libération », avec la préoccupation d’éviter leur politisation. Un commentaire qui n’est pas de l’information mais de l’idéologie conservatrice ! Pendant ces mêmes années, des dizaines de jésuites et des centaines de prêtres ont lutté avec les pauvres, partout en Amérique latine, contre les dictatures et les oligarchies. Nombre d’entre eux l’ont payé de leur vie. Quant à Bergoglio, sa lutte déterminée contre la théologie de la libération qui lui a valu sa promotion : Jean-Paul II le nomme d’abord, en 1992, évêque auxiliaire de Buenos Aires puis, en 2001, lui accorde le chapeau de cardinal. Et maintenant ?

Du pape François – qui a 76 ans et un seul poumon -, on attend qu’il fasse ce que son prédécesseur n’a pas su réaliser : remettre de l’ordre dans le gouvernement central de l’Église, nettoyer les écuries du Vatican, que l’on a découvertes aussi sales que les écuries d’Augias, avec toutes les affaires de pédophilie que Jean-Paul II a laissé impunies, les trafics de la banque du Vatican et autres joyeusetés. Voudra-t-il aller plus loin et engager quelques réformes de fond devenues urgentes ? On peut en douter compte tenu, entre autres, de son âge. On peut aussi se demander si, au cours de leurs longs débats avant et pendant le conclave, les cardinaux ont pris la mesure de l’urgence des réformes que les deux papes polonais et allemand ont bloquées avec tant de persévérance pendant 35 ans.

L’état catastrophique de l’Église catholique

Effondrement de la pratique religieuse et crise du clergé (depuis plus d’un demi-siècle) dans les pays occidentaux, disparition des intellectuels catholiques, recul du catholicisme en Amérique latine et en Afrique devant l’engouement pour les églises évangéliques, nomination systématique d’évêques conservateurs, voire rétrogrades, crispation sur une morale sexuelle incomprise de la plupart des fidèles et sur des dogmes considérés comme immuables.

Le grand théologien suisse Hans Küng a publié, en septembre dernier, un ouvrage intitulé Peut-on encore sauver l’Église ? , traduit en français et publié au Seuil. On connaît le franc-parler de ce théologien qui a été le plus jeune expert officiel au concile Vatican II ; Joseph Ratzinger est de quelques mois plus âgé. Il est sévère : l’Église souffre « du système de domination romain qui, malgré toutes les résistances, s’est établi au cours du deuxième millénaire et s’est maintenu jusqu’à nos jours » : monopole du pouvoir et de la vérité, juridisme et cléricalisme, hostilité envers la sexualité et les femmes. Selon lui, les scandales d’abus sexuels du clergé sont le dernier symptôme de la crise.

Hans Küng cite les propos d’Alois Glück, le président du comité central des catholiques allemands lors du Kirchentag de 2010 : « L’alternative est : ou la résignation, le rétrécissement voulu, en tout cas accepté sans trop de regret, à une petite communauté de « chrétiens convaincus » ; ou la volonté et le courage pour un nouveau départ. »

Comment en est-on venu là ?

Voulu par Jean XXIII et amorcé par le Concile, l’aggiornamento n’a duré que quelques très courtes années. Dès 1967-68, Paul VI, angoissé et sous l’influence de la Curie romaine, publiait deux encycliques catastrophiques : Sacerdotalis caelibatus qui maintenait le célibat ecclésiastique (qui n’est pourtant que d’ordre disciplinaire et dont l’obligation peut être levé du jour au lendemain), et l’encyclique Humanae vitae qui condamne la contraception… parce que Pie XI l’avait déjà condamnée en 1930. Dès ces années, aux mesures d’application du Concile se mêle, avec de plus en plus de force, un courant de réaction.

Avec Jean-Paul II, la nomination d’évêques conservateurs partout dans le monde mène à l’immobilisme. Hans Küng souligne que, pour sélectionner les futurs évêques, un questionnaire – qu’il a vu de ses yeux – circule pour vérifier qu’ils approuvent Humanae vitae, l’obligation du célibat et rejettent l’ordination des femmes. Le théologien suisse donne l’exemple de trois cardinaux actuels qui, pour assurer leur promotion, ont changé radicalement de position. Aux États-Unis, l’épiscopat concentre ses efforts contre la politique de la santé d’Obama à cause du remboursement de l’IVG. Le cardinal-archevêque de New York, Timothy Dolan, président de la conférence des évêques des États-Unis, mène la campagne…

J’ai déjà, dans ces pages, souligné les dégâts provoqués par le cardinal Ratzinger, pendant ses 23 ans de règne, comme préfet de la congrégation de la foi, ex-Saint-Office. Paradoxalement, la liste de ses condamnations dessine les contours de certaines réformes à promouvoir. Sans oublier l’interdiction de l’ordination des femmes, plusieurs fois répétées, en particulier par une lettre apostolique de Jean-Paul II en mai 1994.

Le pape voudra-t-il et pourra-t-il faire des réformes ?

Voilà la grande question. Chacun songe (et rêve) d’un nouveau Jean XXIII mais l’histoire ne se répète pas ; elle est toujours nouvelle. On peut s’interroger d’ailleurs sur la marge de manoeuvre dont le pape François va disposer.

N’oublions pas qu’en démissionnant, Benoît XVI a pris des dispositions inquiétantes. En effet, en prenant sa retraite au sein du Vatican (4,4 hectares), il reste très près du pouvoir et n’a pas dit qu’il se consacrerait uniquement à la prière et à ses chères études. De surcroît, MgrGeorg Gaenswein, secrétaire particulier de Benoît XVI (qui l’accompagnera dans sa retraite), récemment nommé préfet de la Maison pontificale, le restera ! Le P. Lombardi, directeur de la salle de Presse du Vatican, a précisé, bien sûr, qu’il n’aurait, par cette fonction, aucun type d’influence sur le nouveau pape, car “ses compétences ne concernent pas le gouvernement ou les décisions de l’Eglise”, mais “des fonctions pratiques et logistiques relatives à l’organisation des audiences de Sa Sainteté”. Contre-vérité : en préparant les audiences publiques mais aussi privées, Mgr Gaenswein recueillera nombre d’informations qu’il pourra transmettre à son patron, le « pape émérite ». Enfin, après avoir annoncé le 11 février sa démission effective pour le 28, Benoît XVI a nommé, le 15 février, à la tête de l’Institut pour les Oeuvres de religion, c’est-à-dire de la banque du Vatican, un industriel allemand, Ernst von Freyberg, chevalier de l’Ordre de Malte et constructeur de navires de guerre… On devine le souci du « pape émérite », convaincu de détenir la Vérité, de veiller à ce que son successeur ne touche pas à la sainte doctrine dont lui, Ratzinger, est le gardien.

Le nouveau pape a reçu la mission de remettre de l’ordre dans le gouvernement central de l’Église : rien de plus ? Je crois donc utile de rappeler un texte conciliaire, promulgué le 21 novembre 1964 : « L’Église, au cours de son pèlerinage, est appelée par le Christ à une réforme permanente dont elle a perpétuellement besoin en tant qu’institution humaine. » (Décret Unitatis Redintegratio, n° 6)

Pour terminer, je voudrais citer les paroles du grand théologien Karl Rahner, lors d’une conférence à Paris en février 1965 : « La théologie d’aujourd’hui et de demain devra se faire théologie du dialogue avec les hommes qui pensent ne pas pouvoir croire. Il lui faudra donc réfléchir à fond, avec une sincérité radicale, sur ce qu’elle pense et veut dire quand elle parle de Dieu et du Christ. Ces questions ne peuvent être résolues par un biblisme naïf. » Et Karl Rahner d’appeler de ses voeux une théologie oecuménique qui serait « accompagnée, entourée d’une théologie du dialogue avec le monde d’aujourd’hui. (…) Quand nous disons théologie du dialogue avec le monde, il ne s’agit pas tellement d’une question d’apologétique ou de pédagogie religieuse, donc de savoir comment rendre le dogme de l’Église acceptable à nos contemporains. Mais qu’on se pose sérieusement cette question et l’on ne pourra échapper à la nécessité de repenser théologiquement ce que le christianisme proclame. »

Karl Rahner ajoute, certes, que « le dogme demeure » mais souligne qu’il porte « des possibilités de développement dogmatique et théologique. »

Qui peut dire ce que fera demain le nouveau pape ? Qu’au moins, il renverse le courant qui, depuis 1968, fait de l’Église, malgré ses fastes et grands rassemblements, un petit monde clos, dérivant vers la secte.